Un modèle pour mimer la Mpox chez l’humain

Depuis l’épidémie de Monkeypox (Mpox) en 2022, les équipes d’IDMIT ont développé un modèle préclinique de transmission sexuelle du virus chez le macaque cynomolgus, permettant de reproduire fidèlement les signes cliniques observés chez l’humain, notamment après exposition par voie rectale.

Ce modèle a mis en évidence une infection modérée avec des symptômes grippaux, des lésions cutanées (principalement génitales), une virémie transitoire, une excrétion prolongée du virus dans les muqueuses rectales et le sperme, ainsi qu’une réponse immunitaire caractérisée par une anémie et une lymphopénie passagères.

Un modèle inédit pour tester des vaccins

Grâce à ce modèle, l’efficacité du vaccin MVA, utilisé contre les orthopoxvirus, a pu être évaluée dans deux contextes :

  • Prophylaxie pré-exposition : deux doses espacées de 28 jours ont conféré une protection significative.

  • Prophylaxie post-exposition : une dose administrée 4 jours après l’exposition n’a pas permis de prévenir la maladie, soulevant des interrogations sur les recommandations actuelles.

Ce nouveau modèle constitue ainsi un outil précieux pour l’étude des mécanismes immunitaires induits par l’infection muqueuse au Mpox et pour l’évaluation de stratégies vaccinales.

Publication

Cécile Hérate et al. Monkeypox virus model of sexual transmission in cynomolgus macaque. Review, 2024, ref.

Rejoignez les listes de diffusion d'IDMIT
Sur le même thème